Jacques Diouf, le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), estime dans une interview publiée, lundi 2 juin, par le Financial Times, que les pays riches doivent accroître de manière significative leur aide pour lutter contre la hausse des prix des produits alimentaires. Elle doit atteindre 30 milliards de dollars (19,3 milliards d'euros) par an pour aider les pays en voie de développement, explique-t-il.
"La seule façon de sortir de la crise est d'augmenter la production, notamment dans les pays pauvres. Cette crise implique chaque pays dans le monde", déclare-t-il.
Chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier sont attendus de mardi à jeudi à Rome pour un sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire, au cours duquel ils tenteront d'harmoniser leurs positions pour trouver des remèdes face à la flambée des prix des denrées.
"EXPORTER DES SEMENCES ET DU SAVOIR-FAIRE"
A l'issue d'un entretien avec la chancelière Angela Merkel, le premier ministre japonais Yasuo Fukuda, dont le pays exerce la présidence du G8, a appelé dimanche à un vaste programme de mesures contre la crise alimentaire pour venir en aide aux pays pauvres, de "court, moyen et long terme", lors d'une visite à Berlin. En raison de la baisse des stocks et des exportations dans "de plus en plus de pays", les prix ont flambé, a-t-il rappelé, et certains pays "qui ne peuvent faire face à cette hausse des prix n'ont plus assez de nourriture : donc la communauté internationale doit s'asseoir à une table et décider de mesures d'urgence de court terme", a estimé le premier ministre japonais.
Sur le long terme, il a exhorté les pays riches à aider les pays pauvres, en particulier africains, à produire davantage et à devenir autosuffisants. "Nous devons exporter des semences et du savoir-faire", a-t-il dit. M. Fukuda, ainsi que Mme Merkel ont tous deux appelé à veiller à ce que la production de biocarburants ne mette pas en danger certaines cultures. "La production de bio-carburant ne doit pas être en concurrence avec les cultures", a dit la chancelière allemande, alors que plusieurs organisations internationales considèrent le biocarburant comme le principal responsable de la hausse spectaculaire du prix des aliments ces dernières semaines.
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Chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier sont attendus de mardi à jeudi à Rome pour un sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire, au cours duquel ils tenteront d'harmoniser leurs positions pour trouver des remèdes face à la flambée des prix des denrées.
"EXPORTER DES SEMENCES ET DU SAVOIR-FAIRE"
A l'issue d'un entretien avec la chancelière Angela Merkel, le premier ministre japonais Yasuo Fukuda, dont le pays exerce la présidence du G8, a appelé dimanche à un vaste programme de mesures contre la crise alimentaire pour venir en aide aux pays pauvres, de "court, moyen et long terme", lors d'une visite à Berlin. En raison de la baisse des stocks et des exportations dans "de plus en plus de pays", les prix ont flambé, a-t-il rappelé, et certains pays "qui ne peuvent faire face à cette hausse des prix n'ont plus assez de nourriture : donc la communauté internationale doit s'asseoir à une table et décider de mesures d'urgence de court terme", a estimé le premier ministre japonais.
Sur le long terme, il a exhorté les pays riches à aider les pays pauvres, en particulier africains, à produire davantage et à devenir autosuffisants. "Nous devons exporter des semences et du savoir-faire", a-t-il dit. M. Fukuda, ainsi que Mme Merkel ont tous deux appelé à veiller à ce que la production de biocarburants ne mette pas en danger certaines cultures. "La production de bio-carburant ne doit pas être en concurrence avec les cultures", a dit la chancelière allemande, alors que plusieurs organisations internationales considèrent le biocarburant comme le principal responsable de la hausse spectaculaire du prix des aliments ces dernières semaines." target="_blank">
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