La réception réservée par la population sud-coréenne à George W. Bush mardi risquait d'accaparer l'attention que le président américain comptait initialement accorder à la dénucléarisation du voisin nord-coréen.
Les efforts pour que la Corée du Nord abandonne ses armes et ses programmes nucléaires sont pourtant dans une phase "critique", selon M. Bush, attendu mardi soir à Séoul après une escale sur une base militaire dans l'Alaska.
Mais, à son arrivée, ce sont les contestataires qui menaçaient de faire parler d'eux.
Différentes manifestations sont annoncées contre la présence de soldats sud-coréens en Irak et l'éventuel envoi de soldats en Afghanistan. La police, qui a déjà arrêté des dizaines de personnes, a annoncé le déploiement de 20.000 hommes.
Des associations de citoyens ont appelé à une veillée mardi soir parce qu'elles jugent insuffisantes les garanties données pour que reprennent les importations de boeuf américain sans craindre la maladie de la vache folle. C'est précisément la levée de l'embargo sur ces importations qui a cristallisé la protestation contre les politiques conservatrices du président Lee Myung-Bak il y a quelques semaines. Devant les manifestations massives, M. Bush avait repoussé sa visite initialement prévue en juillet.
Séoul a obtenu de nouveaux arrangements avec Washington, et une cargaison de boeuf est arrivée la semaine passée en Corée du Sud, pour la première fois depuis 2003. La Maison Blanche veut croire que les tensions sont dissipées.
Mais, pour ne rien arranger, juste avant la visite, une organisation gouvernementale américaine a mis le gouvernement sud-coréen aux quatre cents coups en changeant la désignation d'un archipel dont Séoul et Tokyo se disputent la souveraineté, de territoire sud-coréen à "territoire à la souveraineté contestée". M. Bush est promptement intervenu pour rétablir le statu quo et ne pas s'aliéner un pays qui est l'un des grands alliés asiatiques des Etats-Unis, depuis l'engagement des Etats-Unis au côté du Sud dans la guerre de Corée.
A mesure que les liens militaires étroits évoluent, les rapports économiques ont pris une importance considérable. Les Etats-Unis sont le deuxième marché pour les exportations sud-coréennes.
Les deux pays coopèrent aussi, avec trois autres, à la dénucléarisation de la Corée du Nord, qui a testé sa première bombe atomique en 2006.
Le sujet devrait occuper une place primordiale dans les discussions que M. Bush aura avec M. Lee mercredi, et avec les dirigeants chinois en fin de semaine.
Dans le donnant-donnant devant mener à la dénucléarisation de la Corée du Nord, le régime stalinien a accompli un geste important en soumettant un inventaire de ses activités nucléaires. Mais ses interlocuteurs attendent maintenant qu'il donne son accord aux modalités de vérification de la déclaration.
M. Bush a dit qu'il ne retirerait la Corée du Nord de la liste américaine des Etats terroristes qu'à cette condition. "Nous sommes à un moment très critique où le gouvernement nord-coréen doit décider si oui ou non ils vont permettre qu'on vérifie", a dit M. Bush. Un délai de 45 jours imparti à la Corée du Nord pour donner satisfaction expire le 11 août. La Maison Blanche a cependant souligné que la porte restait ouverte pour la Corée du Nord au-delà.
M. Bush devait aussi demander à M. Lee à renvoyer des hommes en Afghanistan. Les deux hommes devaient parler du redéploiement militaire américain en Corée du Sud et d'exemption de visas.
Ils devaient aussi s'entretenir des moyens de faire ratifier par leurs parlements respectifs un important accord de libre-échange signé en 2007. L'accord sur les importations de boeuf semblait devoir faciliter les choses.
Mais la ratification paraît compromise, le Congrès américain ayant par exemple des objections aux dispositions sur les exportations automobiles. Un haut conseiller de M. Bush, Dennis Wilder, a parlé de "dur combat, un combat où rien n'est garanti cette année".
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Mais, à son arrivée, ce sont les contestataires qui menaçaient de faire parler d'eux.
Différentes manifestations sont annoncées contre la présence de soldats sud-coréens en Irak et l'éventuel envoi de soldats en Afghanistan. La police, qui a déjà arrêté des dizaines de personnes, a annoncé le déploiement de 20.000 hommes.
Des associations de citoyens ont appelé à une veillée mardi soir parce qu'elles jugent insuffisantes les garanties données pour que reprennent les importations de boeuf américain sans craindre la maladie de la vache folle. C'est précisément la levée de l'embargo sur ces importations qui a cristallisé la protestation contre les politiques conservatrices du président Lee Myung-Bak il y a quelques semaines. Devant les manifestations massives, M. Bush avait repoussé sa visite initialement prévue en juillet.
Séoul a obtenu de nouveaux arrangements avec Washington, et une cargaison de boeuf est arrivée la semaine passée en Corée du Sud, pour la première fois depuis 2003. La Maison Blanche veut croire que les tensions sont dissipées.
Mais, pour ne rien arranger, juste avant la visite, une organisation gouvernementale américaine a mis le gouvernement sud-coréen aux quatre cents coups en changeant la désignation d'un archipel dont Séoul et Tokyo se disputent la souveraineté, de territoire sud-coréen à "territoire à la souveraineté contestée". M. Bush est promptement intervenu pour rétablir le statu quo et ne pas s'aliéner un pays qui est l'un des grands alliés asiatiques des Etats-Unis, depuis l'engagement des Etats-Unis au côté du Sud dans la guerre de Corée.
A mesure que les liens militaires étroits évoluent, les rapports économiques ont pris une importance considérable. Les Etats-Unis sont le deuxième marché pour les exportations sud-coréennes.
Les deux pays coopèrent aussi, avec trois autres, à la dénucléarisation de la Corée du Nord, qui a testé sa première bombe atomique en 2006.
Le sujet devrait occuper une place primordiale dans les discussions que M. Bush aura avec M. Lee mercredi, et avec les dirigeants chinois en fin de semaine.
Dans le donnant-donnant devant mener à la dénucléarisation de la Corée du Nord, le régime stalinien a accompli un geste important en soumettant un inventaire de ses activités nucléaires. Mais ses interlocuteurs attendent maintenant qu'il donne son accord aux modalités de vérification de la déclaration.
M. Bush a dit qu'il ne retirerait la Corée du Nord de la liste américaine des Etats terroristes qu'à cette condition. "Nous sommes à un moment très critique où le gouvernement nord-coréen doit décider si oui ou non ils vont permettre qu'on vérifie", a dit M. Bush. Un délai de 45 jours imparti à la Corée du Nord pour donner satisfaction expire le 11 août. La Maison Blanche a cependant souligné que la porte restait ouverte pour la Corée du Nord au-delà.
M. Bush devait aussi demander à M. Lee à renvoyer des hommes en Afghanistan. Les deux hommes devaient parler du redéploiement militaire américain en Corée du Sud et d'exemption de visas.
Ils devaient aussi s'entretenir des moyens de faire ratifier par leurs parlements respectifs un important accord de libre-échange signé en 2007. L'accord sur les importations de boeuf semblait devoir faciliter les choses.
Mais la ratification paraît compromise, le Congrès américain ayant par exemple des objections aux dispositions sur les exportations automobiles. Un haut conseiller de M. Bush, Dennis Wilder, a parlé de "dur combat, un combat où rien n'est garanti cette année"." target="_blank">
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